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 Le train-train du (non) quotidien [PV Anastasia]

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MessageSujet: Le train-train du (non) quotidien [PV Anastasia]   Lun 20 Fév - 2:22

Avec difficultés, Calisto hissa sa grosse valise dans le train. Déjà avant, l'adolescent de constitution faible peinait à le faire, mais aujourd'hui c'était mission quasi impossible, ses cicatrices le tiraient dans tous les sens et l'espagnol craignit même que les points de sutures encore récents cèdent. Le mannequin ne demanda cependant aucune aide, il avait trop de fierté pour ça, au fond c'était la dernière chose qui lui restait... Avec quelques amis se rappela-t-il au dernier moment autant pour se réconforter que pour se gronder pour cet apitoiement et égoïsme.

*Tu as voulu rentrer à Poudlard en temps et en heure au lieu de rester à Ste Mangouste... Tu assumes point! Arrête de pleurer pour un rien, ce n'est pas ainsi que tu t'en sortiras dans la vie.*

Le jeune sorcier avait toujours été exigeant avec lui même. Quand il avait dû perdre du poids et gagner en muscle pour être mannequin, le tout sans que son père ne s'en aperçoive, quand il avait ravalé sa fierté pour faire signer à sa soeur l'autorisation de poser en tant que mineur... En échange d'un bon petit paquet d'argent alors que ça l'intéressait plus elle, lorsqu'il avait fait ses valises après l'hôpital, avait porté plainte -dans le vide d'ailleurs.- et avait franchi les portes de la "maison", l'association qui l'accueillait aujourd'hui.

La tête redressée, le visage neutre, voir même sévère pour cacher sa douleur, le sorcier arriva enfin dans un wagon vide. Il avait hésité à choisir celui dans lequel d'un commun accord Anastasia et lui se retrouvaient toujours, ne souhaitant pas qu'elle le voit dans cet état, cependant il la verrait bien à Poudlard et le garçon ne pouvait pas non plus punir sa meilleure copine innocente dans l'histoire. Qui plus est, si dur voulait-il être, Calisto avait réellement besoin de la voir. Soupirant le métamorphomage colla presque son visage à la vitre, cherchant inconsciemment ses parents et sa soeur. Il se souvenait de ces au revoirs hypocrites où chacun était en réalité ravi de se débarrasser de l'autre. Son géniteur espérait que l'année scolaire l'endurcirait, qu'il changerait pour devenir un véritable héritier, Calisto que l'affection reviendrait, comme avant ses 11 ans... Eugenia qu'il ne reviendrait jamais. Soupirant le brun songea que désormais c'était chose faite.

Bien que ses parents l'avaient énormément fait souffrir, l'adolescent sentait un manque. Ils l'avaient bien élevé jusqu'à ses 11 ans tout de même, et puis à son âge, être tout seul malgré l'association qui l'aidait, c'était difficile; il était un peu comme un orphelin, ayant renié des géniteurs qui l'avaient déjà renié depuis longtemps. Poussant un autre soupir, l'adolescent essuya rapidement une larme et sortit Sillage son chiot de sa cage. Il sourit faiblement. Ses parents n'avaient jamais voulu d'animal chez eux, lui en avait toujours rêvé et malgré ses revenus assez maigres, il n'avait pas résisté à prendre cette petite bête là au refuge. L'animal promettait d'être assez grand une fois adulte, il était noir et très svelte, au museau long avec le bout des pattes blanches, comme s'il portait des chaussettes. Calisto était persuadé qu'il aurait plus d'élégance encore que ces animaux de race avec ses mélanges inconnus... Mais qu'importe la beauté, Sillage qu'il avait depuis le début de l'été avait apprit à aimer son maître. Il était très proche de Calisto et vice versa, voilà qui l'avait aidé à tenir en attendant de revoir ses amis dont il redoutait les réactions.

Soudain la portière s'ouvrit, l'espagnol se calfeutra au fond de son siège, adoptant une petite moue câline, il appuya le chiot contre sa poitrine et sourit délicatement à son amie. Elle pourrait sûrement de prime abord remarquer que l'adolescent avait maigri mais aussi prit un peu de muscles bien que cela reste discret, mais vu sa constitution c'était normal. La rééducation plus ses séances de piscine avant "l'accident" pour correspondre aux besoins du mannequinat avaient payés, bien que lui aussi avait du payer, sa santé étant désormais plus fragile.

-Coucou Anestesia, comment vas-tu?

Demanda-t-il à la bleue et bronze en passant des doigts amoureux dans le pelage long du chiot qui, exclusif aboya légèrement contre l'étrangère avant de se pelotonner contre l'espagnol qui le calma en lui parlant dans sa langue d'origine, le tout en attendant que la jeune fille lui répondre. En un été elle avait grandi, embellit surtout. Calisto se rappelait l'avoir vu petite, sans poitrine, bref un petit bout de jeune femme qui ne se différenciait guère de lui. Sauf que chacun appartenait à un sexe différent, et bien que ce ne soit pas immédiatement visible sur Calisto, androgyne, il fallait reconnaître que les deux amis de toujours, inexorablement, changeaient. Un constat aussi effrayant qu'excitant pour l'espagnol qui ne se priva pas de contempler son amie, elle était si belle physique et de coeur. Celui qui volerait son âme par amour serait un grand chanceux.

Et oui, parce qu'à 14-15 ans on commence à songer à cela, et le Gryffondor par pure jalousie se demandait si l'été de la miss avait été fructueux en conquêtes. Un petit sourire se dessina à cette idée pas très innocente tout en restant chaste. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer sa gentille Serdaigle avec un beau garçon. Cela lui ferait autant plaisir que peur. Ils grandissaient, n'allaient-ils pas devoir se séparer? Leurs chemins semblaient déjà si différents.
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MessageSujet: Re: Le train-train du (non) quotidien [PV Anastasia]   Lun 27 Fév - 2:14

Adressant un dernier signe de la main à mon père, j'attrapais la poignée de ma valise dans une main et le panier d'Armstrong dans l'autre et je m'avançais le long du couloir. Passant la tête dans chaque compartiment, je saluais tous les élèves que je connaissais. Je m'arrêta même dans un compartiment où des premières années étaient en train de se disputer sur la valeur des maisons. Il ne me fallut que quelques mots pour calmer les jeunes mais je savais parfaitement que ce jeu recommencerait sitôt qu'ils seraient répartis. C'était fou cette guerre des maisons ! Moi je m'en fichais royalement. Pour moi tout le monde était au même niveau et donc tout le monde pouvait être aussi doué.

Enfin bref ! Je prenais mon temps pour arriver au compartiment habituel où je devais retrouver mon meilleur ami mais alors que j'ouvrais la porte et m'apprêtais à le saluer, je remarqua qu'il n'y avait personne. Restant muette sur le moment, je finis par reprendre ma valise et partir à l'exploration des autres compartiments jusqu'à apercevoir la silhouette de mon ami. Ouvrant la porte d'un geste rapide, je lui lança un regard noir avant de me stopper devant l'accueil d'une boule de poil noire. Un sourire passa sur mon visage alors que j'entrais complètement dans le compartiment, refermant la porte derrière moi.

Laissant la valise contre le siège, je m'avança pour me laisser tomber en face de Calisto. Jetant un regard sur le chiot, je glissais mon regard sur Armstrong qui dormait tranquillement dans son panier. Il avait l'habitude des chiens et s'entendait bien avec mais le chiot était jeune, il allait falloir qu'il s'y fasse vu le nombre de matous qui se promenaient au château. Je posa donc le panier sur le siège, juste en face de l'animal pour qu'il commence à s'habituer avant de lever les yeux vers mon ami.


Coucou Anastasia, comment vas-tu?

Je ne répondis pas de suite, préférant le détailler minutieusement du regard. Il avait changé ... Je ne savais pas encore en quoi mais il avait changé depuis début Juillet que l'on ne s'était pas vu ... Il était plus ... maigre, plus ... distant, voir même plus adulte. Oui je voyais tout ça rien qu'en le dévisageant. J'aurais aussi pu utiliser la légilimencie pour en savoir plus mais je préférais qu'il me le dise de lui-même. Nous étions les meilleurs amis depuis notre première année et on ne se cachait rien. Du moins pas pour le moment ...

Salut Calisto. Je vais bien merci. Et toi ? Tu n'a répondu à aucunes de mes lettres cet été ! J'ai fait quelque chose de mal ? Et notre compartiment ? Il n'était plus assez bien pour toi ? A moins que ce soit moi que tu fuis ...

J'étais franche ... Peut-être trop mais le rouge et or avait l'habitude que je parle ainsi alors il n'allait pas forcément en tenir compte. J'espérais juste qu'il daignerait répondre à mes questions sans que je sois obligée de tout découvrir moi-même. Après tout il savait parfaitement comme j'étais tenace et que je ne lâchais prise quand j'avais une idée dans la tête.
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